Quelques expositions / Some exhibitions

L'exposition Charles le Téméraire, au Musée Historique de Berne (Suisse)


Réalisé par l’orfèvre de la cour, ce reliquaire montre Charles le Téméraire agenouillé avec, derrière lui, saint Georges, patron des chevaliers.
Œuvre votive de Charles le Téméraire avec saint Georges, 1467–1471
Liège, Trésor de la cathédrale

 

L'exposition

Charles le Téméraire (1433–1477)

Ce fut l’un des plus riches princes d’Europe. Afin de devenir roi, il voulut marier sa fille Marie à Maximilien, fils de l’empereur. 

Charles le Téméraire fut cependant victime de son ambition. En 1476, il perdit les batailles de Grandson et de Morat contre les Confédérés. En 1477, c'est sa vie qu'il perdit devant Nancy. 

Marie épousa néanmoins Maximilien. L'héritage de la maison de Bourgogne passa ainsi aux mains des Habsbourg. Ceci allait contribuer à créer un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

L'exposition

On peut y admirer de remarquables œuvres d’art issues de la culture de cour bourguignonne. Elle réunit les lus beaux objets prêtés par les musées et bibliothèques les plus réputés au monde : trésors d’orfèvrerie fine, tapisseries grandioses, tissus et broderies luxueux, enluminures précieuses, tableaux de maîtres, armures d’apparat, bijoux, médailles vous raviront. 

Les techniques muséologiques les plus récentes sont mises en œuvre pour raconter la dramatique histoire de Charles le Téméraire. 

Venez vous imprégner des splendeurs de l'art médiéval, de l'éclat de la chevalerie et des fastes de la cour, mais sans oublier les horreurs de la guerre, la fin de Charles et l'accession des Habsbourg au rang de puissance mondiale.

Du 25 avril au 24 août 2008.

Marie-Antoinette au Grand Palais à Paris : de Schönbrunn à la Conciergerie

De la jeune écervelée qualifiée par son frère de "tête à vent" à l'héroïne tragique montant sur l'échafaud, l'histoire de Marie-Antoinette, reine de France, est racontée par une grande exposition historique et artistique au Grand Palais à Paris (du 15 mars au 30 juin 2008).

L'exposition "Marie-Antoinette" rassemble quelque 300 oeuvres, des plus somptueuses comme les objets d'art et les meubles dont elle agrémentait son quotidien aux plus émouvantes, comme sa dernière lettre, le dernier portrait que David fit d'elle en route pour l'échafaud ou les exercices d'écriture du Dauphin dans sa prison.

L'exposition entend, "sans prendre parti, raconter l'histoire d'une vie", indique à l'AFP Xavier Salmon, l'un de ses commissaires, celle d'un "petit produit de cour qui va aspirer à plus de liberté, avant d'être brisé par le destin".

C'est surtout "une exposition artistique" sur le goût d'une reine qui vit à un moment "où l'art français est à son sommet", ajoute Pierre Arrizoli-Clementel, co-commissaire de l'événement produit par la Réunion des Musées nationaux et le château de Versailles dont il est directeur général.

La seule exposition auparavant réalisée sur la reine, datant de 1955, avait également été organisée par Versailles.

La visite démarre à Schönbrunn à Vienne où Marie-Antoinette est née le 2 novembre 1755 pour se terminer à la Conciergerie où elle est emprisonnée avant son exécution le 16 octobre 1793.

Dans une scénographie du metteur en scène d'opéra canadien Robert Carsen, le parcours se décline par thèmes : la famille impériale, le mariage, l'image de la reine, Trianon, etc...

Son goût pour les arts est évoqué, en musique, avec la reconstitution d'un décor d'opéra.

"Ma soeur est une tête à vent", avait dit l'empereur Joseph II. A Vienne, elle s'amuse, apprend à danser et chanter et forme son goût au milieu des porcelaines chinoises et des meubles Boulle de la famille impériale.

Promise au futur roi de France, on se rend compte qu'elle ne sait pas le français et "écrit mal l'allemand".

En un an, "on en fait un petit produit de cour", dit M. Salmon, avant de l'expédier à Versailles où elle épouse le dauphin à l'âge de 14 ans. Sur le registre de mariage, émue, elle signe en faisant un pâté.
A Versailles dont elle déteste l'étiquette, elle "charme tout le monde", dit M. Arrizoli-Clementel mais "les choses se gâtent quand elle devient reine", en 1774. "Dès qu'elle a le pouvoir, elle se grise, crée son monde et choque tout le monde", ajoute M. Salmon.

De ces années, l'exposition présente les objets, meubles et autres porcelaines qui évoquent le goût raffiné, et dispendieux, de la reine qui aime à renouveler le décor de ses appartements: magnifique secrétaire plaqué de nacre, une jamais vue "pendule à la Négresse" en bronze doré, etc...

Tableaux et sculptures diffusent son image qui souvent choque. Sa mère la trouve "habillée comme une actrice" et quand la reine veut corriger son image, portraiturée avec ses enfants, il est trop tard, elle est "Mme Déficit". A côté, une copie moderne du célébrissime "collier" qu'elle n'a évidemment jamais porté.

Les heures sombres sont évoquées par les gravures des pamphlets, un dernier portrait peint "percé de piques", de modestes chaises de paille, une chemise. L'ultime image montre la reine, de profil, partant pour l'échafaud, les mains liées derrière le dos, la tête haute.

Ouverture tous les jours, sauf le mardi de 10H00 à 22H00, le jeudi jusqu'à 20h00.
Prix d'entrée : 10 euros - TR : 8 euros. Catalogue 400 pages. RMN Editions. 49 euros

Les Seigneurs du Livre - Bibliothèque Royale de Belgique

 




logo KBR

 

 

   
Lieu : Bibliothèque royale de Belgique
Chapelle de Nassau
Date : du 1er février au 23 août 2008
du lundi au samedi
de 10h00 à 17h00

Entrée et guide du visiteur gratuit
Catalogue d’exposition : 40 euros
Info : 02/519.58.73 - expo@kbr.be

À la fin de l’Ancien Régime, la suppression des couvents et des abbayes a entraîné la dispersion des bibliothèques de ces établissements. Un nombre impressionnant de manuscrits et d’imprimés s’est dès lors retrouvé sur le marché. Cette offre massive de livres a donné l’opportunité aux bibliophiles du XIXe siècle de se constituer des collections privées sans précédent.
À la suite de leur décès, les établissements scientifiques de la jeune Belgique, et en particulier la bibliothèque nationale qui venait d’être créée, ont fait l’acquisition, soit directement soit après quelques péripéties, des bibliothèques de nombre d’entre eux. La Bibliothèque royale de Belgique, au travers de cette exposition, souhaite revenir sur une des périodes fastes de son passé. Le public pourra ainsi découvrir pas moins de vingt bibliophiles par le biais de leurs collections. Citons parmi les exemples les plus prestigieux la bibliothèque encyclopédique de Charles Van Hulthem et la collection spécialisée en sciences physiques de Johann Müller ; la « bibliothèque universelle » de Thomas Phillipps (“I wish to have one copy of every book in the world”) et le cabinet de travail du philologue Jan Frans Willems ; les manuscrits médiévaux en possession de Richard Heber et les incunables rassemblés par François Xavier Borluut de Noortdonck...
De milieux socioculturels divers, d’opinions et de centres d’intérêts très différents, ces collectionneurs avaient en commun leur passion pour les livres et ont, incontestablement, marqué de leur empreinte le patrimoine de la Bibliothèque royale de Belgique.

Le palais familial ouvert au public

William Lobkowicz, héritier de la famille des princes Lobkowicz, a ouvert son palais familial de Prague au public. Sa famille est une des plus anciennes de Bohème.

Né aux Etats-Unis, diplômé à Harvard en histoire de l'art, William Lobkowicz, quadragénaire distingué, a travaillé dans une banque et dans l'immobilier avant de s'installer en République tchèque il y une quinzaine d'années, pour gérer le patrimoine familial. Son histoire se confond avec celle des familles exilées du temps du communisme. Ni lui ni son père ne portent le titre de prince, aboli par le gouvernement tchécoslovaque en 1918.

C'est grâce au processus de restitution lancé en 1990 après la Révolution de velours (anticommuniste) que les Lobkowicz ont, comme d'autres expropriés, pu revendiquer le patrimoine confisqué en 1948 par le régime communiste.

Ils ont récupéré dix châteaux et des terres.

Au terme de longues batailles judiciaires, ils ont récupéré dix châteaux et des terres, mais aussi des meubles, des livres, des tableaux, des armes et des objets précieux accumulés au fil des siècles.
 Dans un premier temps, la collection familiale a été exposée à Nelahozeves, un des quatre châteaux que les Lobkowicz ont gardés après restitution. Les autres ont été vendus pour financer les chantiers de rénovation et pour relancer la brasserie familiale de Vysoky Chlumec et le vignoble de Nelahozeves.

Pour rendre sa splendeur au palais familial de Prague, qui fut longtemps utilisé comme annexe du Musée National, les parquets ont été refaits, les plafonds baroques rénovés, les enfilades de salles d'apparats qui offrent une vue vertigineuse sur la ville, redécorées comme à la grande époque.
 Situé au coeur de la forteresse, dans une ruelle proche de la cathédrale, le palais Lobkowicz espère profiter du flot touristique qui visite le château de Prague : Quatre millions de visiteurs en 2006.

Fermer / Close